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1. Production

Depuis le début des années 90, la production de ciment en Belgique se situe aux alentours de 6 millions de tonnes par an, pour une capacité théorique totale de 10 millions de tonnes pour les trois groupes cimentiers actifs en Belgique.

Environ 60% de la production est produite par voie sèche et 40% par voie humide. La production se concentre essentiellement sur deux grandes catégories, les ciments Portland (46%) et ciments composés (54%).

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2. Consommation

Le marché belge de la construction absorbe quelque 6,5 millions de tonnes de ciment dont environ 75% de ciment belge.
La consommation annuelle nationale s'élève à 569 kg de ciment par habitant (chiffre 2015), ce qui la situe dans le peloton de tête par rapport aux pays limitrophes.

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3. Livraisons

Les livraisons totales de ciment gris en 2015 atteignent exactement 6.275.215 tonnes, marquant ainsi une diminution de 1,4% par rapport au niveau atteint  en 2014 (soit 88.439 tonnes de moins).

Entre 1,5 et 2 millions de tonnes sont exportées chaque année, principalement vers les pays limitrophes tels les Pays-Bas, l'Allemagne et la France. 

 

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4. Localisation

La situation géographique de l'industrie cimentière belge est imposée par la structure géologique du pays. C’est pourquoi les cimenteries sont concentrées en Wallonie, à proximité des sites d'extraction des matières premières.

Les trois groupes cimentiers opérant en Belgique ont leurs sièges d'exploitation à Tournai, Mons et Liège, où de riches gisements de calcaire assurent l'approvisionnement en matières premières nécessaires à la fabrication du clinker.

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5. Emploi

Les personnes qui travaillent dans l’industrie cimentière se situent en moyenne à un niveau de qualification élevé. Géologues, ingénieurs des mines, ingénieurs chimistes, ingénieurs industriels et commerciaux, ingénieurs électroniques et mécaniques sont parmi les diplômes universitaires qui trouvent des débouchés dans le secteur cimentier. Le personnel ouvrier, lui aussi, est spécialisé et des programmes de formation continue lui assurent la maîtrise des techniques les plus récentes.

A l'heure actuelle, les trois groupes cimentiers belges emploient 1.088 personnes, affectées uniquement à la fabrication et à la distribution du ciment. Si l’on tient compte des secteurs connexes du béton prêt à l’emploi et du béton préfabriqué, l’emploi en Belgique s’élève à environ 15.000 personnes, hors emplois indirects (sous-traitance, transports...).

A juste titre, le secteur cimentier est considéré, par les partenaires sociaux, comme un secteur de référence au plan des relations paritaires. Le secteur ne connaît ni conflits, ni arrêts de travail et est souvent cité comme modèle en matière de paix sociale.

 

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6. Investissements

L'industrie du ciment est un secteur à forte intensité de capital investi; les installations d'une cimenterie moderne se chiffrant en milliards d'euros. La tendance actuelle de l'industrie est à la concentration pour former des unités de plus en plus importantes afin d'optimiser la productivité de l'outil et faire face efficacement aux investissements nécessaires à la protection de l'environnement.

L’importance de ces investissements (26 millions d'euros en 2015) et la nécessaire durée de leur amortissement économique sont les gages de pérennité des groupes industriels cimentiers.

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7. Automatisation

L’opération des fours, des broyeurs et toutes les autres étapes du processus de fabrication sont, à l'heure actuelle, essentiellement commandées par voie automatique. Aujourd'hui, ce sont les ordinateurs industriels qui règlent le fonctionnement des installations sur base des renseignements fournis par des capteurs mesurant en permanence les températures, pressions, débits et compositions chimiques.

Cette évolution a permis une amélioration significative de la qualité et de la régularité des ciments.

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8. Tendances générales

En Belgique, la consommation de ciment est arrivée à maturité ; excepté certains gros travaux publics ponctuels comme le TGV, les centrales d'épuration des eaux usées et les travaux portuaires, la tendance des investissements publics dans le génie civil, est à la stabilité.

Répartition du marché de la construction par segment :
- Logement résidentiel +/- 45%
- Non résidentiel +/- 35%
- Génie civil +/- 20%

Le secteur du bâtiment résidentiel reste relativement stable, tandis que le secteur du bâtiment non-résidentiel est beaucoup plus sensible à l'évolution à la conjoncture qui influence les investissements des entreprises.L'industrie cimentière ne s'attend pas à une augmentation sensible de la consommation dans les années à venir. De plus, le secteur doit faire face aux importations de ciment qui représentent désormais plus de 20% du marché belge.

 

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